La trouvaille, le plaisir

octobre 1st, 2013
Marc-Antoine K. Phaneuf

En allant porter une œuvre au Centre Clark pour son encan annuel qui approche, j’ai trouvé un des drapeaux de Paul Maheke. Je l’ai reconnu tout de suite : imprimé noir sur blanc, monté sur un court mat de bois traités, il était là, accoté au mur extérieur, tout près des escaliers jaunes qui mènent à Clark, il disait « stretches. »

Je l’ai vite empoigné et levé au dessus de ma tête pour célébrer ma trouvaille. Je me sentais comme Link (de Zelda, sur le NES) lorsqu’il acquière une nouvelle épée, ou comme un des joueurs de l’équipe gagnante à Blades of Steel (toujours sur le NES gris des années 80 ; dans certains domaines, on a les références qu’on peut), pompant son bâton au-dessus de sa tête pour exalter sa victoire.

Je me suis mis à faire virevolter le drapeau devant moi et à parader, seul, fier et glorieux, sur l’avenue de Gaspé, scandant « ACHIEVEMENT UNLOCKED! ACHIEVEMENT UNLOCKED! SO LONG, FUCKERS! »

Rendu au coin de la rue, on m’a fait comprendre d’arrêter. Je suis revenu sur mes pas piteux, j’ai remis le drapeau à sa place et j’ai vaqué.

Pour connaitre le plaisir euphorique de dénicher des œuvres d’art furtives, promenez-vous dans le Mile-End. Si vous êtes friands de chasse au trésor, sachez qu’en fouillant un peu, on trouve sur le site de l’artiste une carte indiquant où ont été laissés les drapeaux.

2 réponses

  1. paul dit :

    j’aurais aimé être là !

  2. Manon de CLARK dit :

    Le drapeau a disparu!
    J’espérais naïvement pouvoir me l’approprier une fois le festival terminé.

Laisser une réponse